Comment combattre le stress par le sport et en devenir dépendant

Prof de sport body pumpCertains sont malades quand ils ne font pas du sport. Ils sont désagréables et sont de véritables boules de nerfs. Comme s’ils étaient en manque.

Pendant longtemps, je ne voulais pas y croire, pensait que c’était un peu exagéré.  Jusqu’au jour où je me suis mis au sport de manière intense.

Dans ce billet, je vais vous raconter mon expérience.

 

 

Tout commença par une bonne résolution : faire du sport

Comme tout le monde, je me suis inscrit à un club de gym en janvier, afin de respecter une de mes bonnes résolutions : faire plus de sport. Pas spécialement sportif, je voulais faire de l’exercice pour perdre mes kilos superflus, m’affiner, mais aussi pour me défouler après une dure journée de boulot.

Le premier mois, j’ai  commencé par faire du cardio. J’avais établi un petit programme : 15 minutes de vélo, de tapis roulant et du rameur. Je passais ensuite aux machines de musculation, et je finissais par des abdominaux. Mon programme durait 1h à 1h30 et le lendemain je commençais à voir les résultats : j’étais un peu plus calme au travail.

Tout a basculé quand j’ai commencé à faire du Body Pump et de XCycling que j’alternais un cours sur deux. Pendant l’heure de Body Pump,  le professeur nous faisait travailler tous les muscles du corps. Dans la vidéo visualisez ce que peut être un cours de Body Pump, si vous en avez jamais fait :

Quand au Xycling, c’est un cours de vélo en intérieur, sur de la musique souvent électronique, plus ou moins intense selon le niveau choisi. Il y a des profs qui utilisent du hard-rock ou de la musique latine. Cela dépend donc de la sensibilité du moniteur. Par contre quand la musique est lente c’est très mauvais signe, quelque soit le style… La vidéo montre un cours de XCycling :

Les premières semaines, au lendemain des cours, c’est comme si j’étais passé sous un bus : j’avais mal partout.

La phase de bien être après 2 à 3 semaines de pratique

Après quelques cours, mon corps a commencé à  s’habituer à la douleur et je ressentais même un certain plaisir à me dépasser, à transpirer, et même sentir la brûlure dans le muscle pendant l’exercice (vous allez dire que je suis maso). Le lendemain, quand on me prenait la tête, je ne partais plus au quart de tour, j’étais plus serein : je savais que j’allais me défouler le soir au sport.

Je commençais à comprendre les personnes, qui me disait : « Sans mon sport, je ne suis pas bien, je dors mal ». Effectivement quand je sortais du club, je n’avais aucun mal à m’endormir, je me réveillais plus tôt, j’avais plus d’énergie et bizarrement je mangeais moins. Au boulot, j’avais l’impression d’être plus performant, j’avais un mental d’acier !

J’allais donc au sport tous les 2 jours, puisque c’était si bénéfique pour moi.

Par contre, quand, je n’y allais pas, parce que j’étais enrhumé ou parce que j’étais retenu à une réunion tardive, j’étais mal. Mal dans ma tête, mais aussi dans mon corps, j’étais devenu accro. Mais pourquoi ? Quand je n’avais pas ma dose de sport, j’étais à cran, nerveux et je m’emportais plus rapidement que quand n’avais pas commencé le sport…

J’étais atteint de bigorexie

Pourquoi quand je pratiquais un sport j’étais bien et quand j’arrêtais, j’étais mal ? Après des recherches sur internet, j’ai compris que ma dépendance avait un nom : la bigorexie. Pratiquer un sport, permet de libérer de l’endorphine : source de bien-être. Ce composé est proche de la morphine, d’où la recherche de ce bien être. De plus, c’est tellement gratifiant de voir son corps se transformer  positivement. De voir son endurance augmenter, en plus c’est très bien vu de faire du sport. L’estime de soi est alors décuplée.

Mais est-ce dangereux la bigorexie ?

Pour moi, mieux vaut être accro au sport qu’à la cigarette. Mais comme tous, cela peut vous couper de votre entourage. Par exemple, pendant cette période, je ne m’intéressais qu’au sport. Certains de mes camarades de sport, ne se voyaient sortir qu’avec une sportive comme eux, méprisant toute personne qui ne pratiquait pas d’activité physique. Certains psychiatres trouvent cela très positif car cela agit comme un anesthésiant émotionnel et bloque la résurgence d’importantes douleurs psychiques. Bref un excellent moyen de prévenir une dépression latente.

Conclusion

Tout s’est arrêté quand j’ai déménagé. Auparavant je n’avais qu’à traverser la rue et j’étais à mon club. Dans mon autre appartement, je devais prendre la voiture. J’avais de moins en moins envie de ressortir après le travail, surtout en hiver. Du coup je payais un abonnement pour rien, donc je l’ai résilié. Mais souvent, je regrette cette période, surtout dans les situations de grand stress.

Et vous ? Avez-vous connu une telle expérience ? Faites nous partager votre histoire en laissant un commentaire. Si vous avez apprécié cet article et vous voulez m’encourager, n’hésitez pas à le faire connaitre sur les réseaux sociaux et/ou en vous inscrivant à ma newsletter.

Pour aller plus loin

Si vous êtes stressé et vous n’avez pas ou plus le temps de faire du sport je vous conseille ce livre « Comment vous débarrer du stress et de l’anxieté » qui m’a beaucoup aidé.

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